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Chères clientes, chers clients,
 
Pour ce mois de mars, notre calendrier scientifique illustre l'impact du dépistage précoce d'une insuffisance rénale chronique (IRC) à l'échelle de la population, et ce, par le biais de bandelettes urinaires. Vous découvrirez également la valeur ajoutée de la UN-Series sur le dépistage de l'apparition de cette pathologie chez des patients de groupes à risque, au regard de l'étude de Salinas et al. 2019.
 
Bonne lecture !
 
Bien cordialement,
Marketing Scientifique Sysmex France
 
L‘insuffisance rénale chronique (IRC)
 
• L’insuffisance rénale chronique (IRC) se définit par « des anomalies persistantes affectant la structure et/ou la fonction rénale, pendant plus de trois mois » [1]. L’hypertension, le diabète et l’obésité font partie des principaux facteurs de risque d’apparition ou de progression d’une IRC. La prévalence de ces pathologies de civilisation étant en constante augmentation depuis les années 1990 [2], il n’est pas surprenant que la prévalence mondiale de l’IRC dépasse les 10 %. Outre son impact individuel sur la qualité de vie des patients, l’IRC pèse lourdement sur les dépenses de santé et sur la société [3]. En Allemagne, par exemple, le coût annuel du traitement d’un patient en stade 5 peut atteindre 45 000 € [4] (Fig. 1). Compte tenu de la prévalence de l’IRC et des pathologies de civilisation sous-jacentes, un dépistage fréquent de l’apparition d’une IRC chez les patients de groupes à risque est souvent recommandé par les directives internationales, bien qu’il soit toutefois rarement mis en œuvre en pratique.
Figure 1. Coût annuel du traitement par patient atteint d’IRC en Allemagne, avec une forte progression corrélée au stade de l’IRC [4]
• Outre le débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe), l’albuminurie est un indicateur clé du développement d’une IRC. Il est essentiel de faire la distinction entre une albuminurie modérée et une albuminurie sévère. La détection précoce d’une albuminurie légèrement augmentée permet d’inverser le début d’une IRC, alors qu’une albuminurie sévèrement augmentée est irréversible et évoluera vers une insuffisance rénale terminale [5] (Fig. 2).
Figure 2. Etapes décisionnelles cliniques selon les niveaux d’albuminurie. La plage de détection critique doit permettre une séparation claire entre la plage physiologique et une albuminurie légèrement élevée. Tandis que les plages de détection des solutions concurrentes commencent à 20 mg/L, les bandelettes Meditape UC-11A présentent une plage de détection comprise entre 10 mg/L et 150 mg/L.
• La détection de l’albuminurie sur UC-3500 à l’aide de bandelettes Meditape UC-11A s’est déjà avérée comparable aux approches quantitatives, telles que l’immunonéphélémétrie. En particulier, sa faible limite de détection de 5,5 mg/L permet une séparation claire entre les niveaux physiologiques d’albumine et une albuminurie légèrement augmentée (Fig. 2) [6]. Compte tenu du coût relativement faible des techniques à base de bandelettes urinaires, les considérations économiques pourraient ne plus empêcher une approche de dépistage à grande échelle de l’IRC chez les patients de groupes à risque.
 
La néphropathie diabétique
 
En condition physiologique, l’albumine reste dans le sang et ne passe pas la barrière de filtration glomérulaire constituée des cellules endothéliales des vaisseaux sanguins glomérulaires, de la membrane basale glomérulaire (MBG) et des podocytes. En cas de diabète non contrôlé, l’augmentation de la glycémie entraîne une augmentation du taux de glucose dans l’urine primaire, ce qui provoque la production d’espèces réactives de l’oxygène (ERO) par les podocytes. Les ERO entraînent alors l’apoptose des podocytes et une rupture de la barrière de filtration glomérulaire, conduisant finalement au passage de l’albumine dans les urines (albuminurie) (Fig. 3) [7].
Figure 3. Physiopathologie de la néphropathie diabétique. Une barrière de filtration glomérulaire intacte empêche l’excrétion d’albumine dans les urines (à gauche). Au stade de néphropathie diabétique (à droite), l’augmentation de la glycémie provoque une dégénérescence de la barrière de filtration glomérulaire par les espèces réactives de l’oxygène et mène ainsi à une perte d’albumine [7].
 
Combattre les pathologies rénales chroniques silencieuses – et plus encore
 
• Une approche basée sur des bandelettes urinaires peut-elle remplacer les techniques quantitatives de détection précoce de l’albumine afin de permettre le dépistage des patients de groupes à risque pour l’apparition d’une IRC ?
 
• À l’hôpital universitaire de San Juan (Alicante, Espagne), María Salinas et son équipe ont étudié le potentiel de l’analyse automatisée par bandelettes urinaires sur UC-3500 dans le remplacement des tests quantitatifs. Un nouveau flux de travail a été mis en place (Fig. 4), où l’analyse des bandelettes urinaires assure maintenant le dépistage par défaut de l’albuminurie. En cas de dépassement des valeurs seuil définies (≥ 10 mg/L d’albumine et ≥ 4,42 mmol/L de créatinine), une augmentation du ratio albumine/créatinine (ACR) est suspectée pour ces échantillons, qui sont alors soumis à une évaluation quantitative [8].
Figure 4. Flux de travail pour le dépistage de l’albuminurie à l’hôpital universitaire de San Juan (Alicante, Espagne) [8].
• Le laboratoire a parallèlement pu réduire de près de 80 % le besoin d’analyses quantitatives de l’albuminurie, ce qui a permis de réaliser des économies considérables. Ces économies sont directement converties en capacités supplémentaires de dépistage de l’apparition d’une IRC chez des sujets de groupes à risque, permettant une détection précoce et à plus grande échelle de l’IRC, et renforçant in fine la lutte contre l’IRC (Fig. 5).
Figure 5. Combattre le fardeau de l’IRC. La réduction de l’utilisation des techniques quantitatives de dépistage (ACR) par l’utilisation du Meditape UC-11A et de UC-3500 permet de réduire les dépenses de diagnostic utilisées de manière à étendre le dépistage de l’IRC à l’échelle de la population.
• Le laboratoire de l’hôpital universitaire de San Juan ne s’arrête toutefois pas à l’IRC et mobilise les économies réalisées dans le dépistage d’autres pathologies silencieuses, telles que le diabète. La détection précoce de ces maladies permet un traitement précoce pour inverser -ou du moins ralentir- la progression de la maladie, avec un impact positif en terme de santé publique et de dépenses sociétales.
 
• Le dépistage est ici effectué à l’aide d’algorithmes définis qui tiennent compte des antécédents du patient, des données de santé publique et des directives de pratique clinique, amenant ainsi les diagnostics de laboratoire à un niveau supérieur – non seulement en soulignant l’importance des diagnostics de laboratoire, mais également en renforçant le rôle central du laboratoire clinique en terme de prise de décision [9].
 
Pour aller plus loin
 
• Venez découvrir nos pages web dédiées à nos solutions UN-Series et plus particulièrement à la lutte contre l’insuffisance rénale chronique :
 
UC-1000
UC-3500
IRC
 
➢Whitepaper
Apport du dépistage fréquent d’albuminurie chez les patients à risque de maladie rénale chronique
 
➢ Webinaire
Détection précoce de la maladie rénale chronique chez les patients à risque - Besoins cliniques et potentiel des laboratoires
 
Revue bibliographique
 
Évaluation médico-économique des stratégies de prise en charge de l’insuffisance rénale chronique terminale en France
 
Références bibliographiques
 
[1] KDIGO (2012)Clinical Practice Guideline for the Evaluation and Management of Chronic Kidney Disease. Kidney Inter. Suppl. 2013; 3:1–150.
 
[2] Khan MAB, Hashim MJ, King JK, Govender RD, Mustafa H and Al Kaabi J (2020):Epidemiology of Type 2 Diabetes – Global Burden of Disease and Forecasted Trends. Journal of Epidemiology and Global Health 10(1):107–111.
 
[3] GBD Chronic Kidney Disease Collaboration (2020)Global, regional, and national burden of chronic kidney disease, 1990–2017: A systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2017. Lancet 395(10225):709–733.
 
[4] Gandjour A, Armsen W, Wehmeyer W, Multmeier J and Tschulena U (2020)Costs of patients with chronic kidney disease in Germany. PLoS ONE 15(4):e0231375.
 
[5] Decavele AS, Fiers T, Penders J and Delanghe JR (2012)A sensitive test strip-based albuminuria screening assay. Clin Chem Lab Med 50(4):673–678.
 
[6] Delanghe JR, Himpe J, De Cock N, Delanghe S, De Herde K, Stove V and Speeckaert MM (2017)Sensitive albuminuria analysis using dye-binding based test strip. Clin Chim Acta 471:107–112.
 
[7] Reidy K, Kang HM, Hostetter T and Susztak K (2014)Molecular mechanisms of diabetic kidney disease. Journal of Clinical Investigation 124(6):2333–2340.
 
[8] Salinas M, López-Garrigós M, Flores E, Lugo J, Leiva-Salínas C and PRIMary Care-LABoratory (PRIMLAB) working group (2018)Urinary albumin strip assay as a screening test to replace quantitative technology in certain conditions. Clin Chem Lab Med 57(2):204–209.
 
[9] Salinas M, López-Garrigós M, Flores E, Martín E and Leiva-Salínas C (2021)The clinical laboratory: a decision maker hub. Clin Chem Lab Med 59(10):1634–1641.
 
 
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